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Suivez les deux frères dans leur lutte contre un mal surpuissant
 
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 On s'habitue à tout (libre)

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Kimberley Cook

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MessageSujet: On s'habitue à tout (libre)   Jeu 17 Mai - 19:32

"Il y a deux semaines déjà, deux adolescents âgés de 17 ans partis camper ne sont jamais rentré chez eux.


La police et les gardes forestiers on eu beau chercher, aucune trace d'eux, ni même du camp qu'ils avaient prévu de monter. Pour faire suite à cette affaire, un randonneur étranger, dénommé Jack Harris, a disparut cette nuit.
C'est sa femme qui, n'ayant pas reçu de nouvelle, a appelé les autorités.D'après son témoignage, son mari ignorait la récente disparition qui avait eu lieu, mais "il était un randonneur chevronné qui en avait vu d'autre", et qui plus est il serait en parfaite santé physique.Aucune trace de cet homme n'a été trouvée, et sa voiture est toujours garée près de la route de la forêt, excluant une fuite.
Les autorités locale sont donc dans une impasse, et attendent des éléments nouveaux.


_Miss Cook?

_Oui, j'arrive!
répondit Kimberley en posant le Hartford Citizian.

Le Up's n'était pas très remplit pour une heure de pointe, mais elle ne s'en inquiétait pas. Il y avait des jours avec et des jours sans. Aujourd'hui était apparament un de ces nombreux jour sans. En particulier pour Mme Harris. Toute la ville était en ébullition, s'il on peut dire, sachant que la majorité des citoyens étaient directement rentré chez eux répandre la nouvelle de la disparition de cet étranger, Mr Harris. Les disparitions étaient de plus en plus fréquentes à Hartford, ça en devenait réellement opressant.

Kimberly arriva devant la table d'une vieille femme au visage jovial, ridé et boursouflé, mais souriant et sage. Elle lui tendit son verre vide pour que Kimberly le remplisse d'eau. Cette activité se déroulait tellement de fois dans la journée qu'elle n'avait même plus besoin de s'exprimer. Mme Softeyes était une habituées du Up's, et Kimberley s'était habituée à l'entendre lui demander un verre d'eau. Elle était même heureuse de voir qu'elle ne faisait pas partie de ces vieilles personnes qu'il faut forcer à boire pour rester en vie. Pourtant aujourd'hui, dès ses premiers mots, Kimberly regretta de l'entendre parler...


_Ces autorités on l'air aussi efficaces que le gouvernement français en 43...

_Mmh
se contenta de répondre Kimberly. Elle n'avait aucune envie d'entendre parler de ces policiers aussi crédules que des poules devant un tas de maïs.
Mme Softeyes releva le ton bourru de la jeune fille et ne rajouta rien lorsque celle-ci lui tendit son verre de nouveau plein. En revenant vers le comptoir, les yeux noirs de la jeune fille furent attirés vers la porte qui venait de s'ouvrir... 14h42. Un peu tard pour venir déjeuner...
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Michael Myers

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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Sam 19 Mai - 0:50

[Libre? Alors je m'incruste Xd]

Michael s’ennuyait. Oui, lui, il s’ennuyait ! Jamais auparavant il n’avait connu cette sensation, mais là, nul doute possible : il tournait en rond comme un lion en cage. Sa première impression avait été la bonne, finalement : Hartford était réellement un coin paumé, où rien d’intéressant ne se passait. Enfin, pour l’instant, puisque quelque chose de gros se tramait, il le sentait. Ca l’aurait juste arrangé que cela se trame légèrement plus vite, parce que ces derniers temps, les seules bonnes nouvelles étaient les disparitions étranges de deux gamins, d’un humain adepte de la randonnée et d’un vieux prêtre. Pour le prêtre, il en était plutôt ravi : moins il y avait de religieux en ville, meilleure était sa vie.

Il s’était promis d’aller faire un tour dans les bois, histoire de voir ce qui pouvait être intéressant. Peut-être y rencontrerait-il quelque chose, ça le changerait un peu de la monotone compagnie des humains. Enfin, monotone, c’est vite dit, parce que la soirée de hier, avec la jolie serveuse rencontrée au repas du soir avait été plutôt… rafraîchissante. Il ne l’avait pas tué, pourtant : les disparitions faisaient la une des journaux, et la publicité ne l’intéressait pas pour l’instant. Il s’était contenté de s’amuser, rien d’autres, et ils s’étaient quittés.

Enfin, pour l’instant, il devait tromper son ennui et pour se faire, il errait dans les rues désertes. Peut-être pas désertes, mais pas remplies : ces humains étaient vraiment pathétiques ! Deux disparitions, et ça y est, tout le monde était persuadé qu’un tueur en série rodait dans les environs, on se barricade chez soi, bref, c’est pathétique, il n’y avait pas d’autre mot. Haussant les épaules, le démon avisa soudain une petite enseigne allumée, et s’approcha. Exactement ce qu’il lui fallait : un bar ! De quoi boire, se souler et oublier à quel point les humains sont tristes à en mourir. Tiens, d’ailleurs, une expression bizarre, ça ! Il faudrait qu’il se penche sur sa portée philosophique, un de ces jours… et pourquoi pas maintenant ? Ca tromperait son ennui, peut-être.

Sa décision prise, Michael poussa la porte du Up’s, et resta immobile sur le pas de la porte, explorant les lieux. Mummm… une jolie serveuse, une vieille humaine toute ridée, un gars qui lisait un journal, bref, rien de très distrayant. Cela manquait vraiment d’animation tout ça, et Michael se rappela soudain pourquoi il n’aimait pas sortir le jour : parce qu’il n’y avait personne, parce que c’était calme comme dans une tombe, bref, ça lui rappelait trop de mauvais souvenirs ! Au moins, quand il était jeune, il y avait de l’action à tout moment de la journée.

S’approchant du comptoir, il décrocha un sourire charmeur à la jeune serveuse, avant de s’accouder et de commander d’une voix sonnante.


Un Whisky ! S’il te plaît.

Il avait rajouté les derniers mots après un instant de réflexion. Encore une de ces bizarreries humaines, la politesse. Il n’arrivait pas à comprendre à quoi cela servait, vu que tout le monde savait que ce n’était hypocrisie et compagnie. Mais apparemment, c’était magique pour attirer sourire et sympathie, et là, il avait besoin de l’aide d’un humain. La jolie serveuse ferait l’affaire, aussi se devait-il d’être gentil avec elle.
Déjà, il lui souriait, bon point. Les filles adoraient son sourire, il le savait. Première étape. Et, deuxième étape, il sortit un portefeuille, pas le sien, un qu’il avait « trouvé », on va dire ça, dans la poche du bar où il avait dragué la fille d’hier, et sortit un billet vert. 50 dollars. Ouais, si le gars n’avait que ça, et bien, ça ferait l’affaire. Les humains adoraient l’argent, et il était certain que la fille ne faisait pas exception. La regardant un instant, sans se départir de son sourire, il lui posa une question.


Vous avez de la tarte au citron ?

Il avait découvert ça récemment, et, comme les baskets, était devenu accro. Les humains avaient beau avoir beaucoup de défauts, il fallait leur reconnaître une chose : ils avaient de brillantes idées culinaires ! Les cheeseburgers, le coca, la tarte au citron… génial !
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Kimberley Cook

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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Sam 19 Mai - 20:53

Dès que l'homme fut entré, Kimberley avait filé derrière son comptoir les yeux baissés. Il avait un physique assez banal, une taille moyenne, une corpulence respectable,des yeux verts, cheveux courts, jean, chemise, baskets... Mais ce n'était pas un homme habituel. Il dégageait une intimidante aura de puissance, presque un halo de force. Comme dans les westerns, l'inconnu balaya le bar de son regard brûlant, et comme dans les westerns, les quatres paires d'yeux du bar silencieux détaillèrent le nouveau venu. Celui-ci vint silencieusement s'accouder au comptoir et demanda d'une voix dure.

_Un whisky...

Kimberley se retourna. Elle se retrouva soudain face à un sourire charmeur et très séduisant, il fallait le lui accorder... Ses yeux verts pétillaient de provocation, et il ajouta avec une sorte d'hésitation.

_S'il-te-plaît.

Kim s'empressa d'attraper un verre et de le remplir d'un liquide ambré, ne serait-ce que pour éviter d'avoir à soutenir ce regard percant. Elle le mettait très mal à l'aise, comme tous le monde dans le pub d'ailleurs, et ça la gênait énormément de l'entendre la tutoyer...

_Sec ou avec des glaçons? lui demanda-t-elle en fixant le verre qu'elle déposa sur le zinc.

_Vous avez de la tarte aux citrons?

*D'accord, merci de répondre...*

_Non, nous avons de la tarte aux fraises ou aux abricots...répondit-elle poliment.

Il avait sortis un billet de cinquantes dollars, alors qu'il n'avait même pas finit de commender. Une façon d'exposer son argent très déplacée au goût de Kimberley. Peut-être était-il le fils de Mr Anderson, le milliardaire qui faisait vivre la petite ville. Elle ne l'avait encore jamais vu, le petit pub local était sans doute trop bas dans la classe sociale pour lui... Alors pourquoi changerait-il d'avis? Non. Cet homme n'était qu'un étranger, un de plus... Ils se faisaient de plus en plus nombreux depuis ces disparitions...
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Michael Myers

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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Mar 22 Mai - 15:14

Michael regarda la jeune fille le servir, ravi du silence pesant qui s’était installé dans le pub à son arrivée. Il avait beau dire, il adorait se faire remarquer, même si ce n’était pas très bon pour les affaires. Enfin, normalement, il n’aurait aucun problème dans cette ville, il se montrait sage comme une image jusqu’à maintenant, et rien n’indiquait que quelqu’un était sur sa piste.

Sur sa piste… il avait eu l’occasion de discuter avec uns chasseur quelques semaines auparavant, un homme dans la fleur de l’âge qui avait du quitter ce monde un peu précipitamment. Bref, ils avaient discuté, ou plutôt Mick avait posé des questions et l’autre avait répondu, mais le démon ne comprenait toujours pas pourquoi il était censé appartenir au « mauvais côté ». Après tout, qui définissait le Mal ou le Bien ? Les humains ? Laissez moi rire, ces êtres là sont incapables de distinguer un démon quand ils en voient un, alors, dire ce qui est bien ou mal ! Il devrait peut-être poser la question à un autre chasseur, pour comprendre pourquoi, justement, il le chassait. Il tuait, oui, et alors, les humains aussi, et pourtant, ils n’étaient pas poursuivis, ces fameux chasseurs ! Une telle discrimination, franchement ! Il aurait bien fait comme quelques uns de ses compatriotes, qui se spécialisaient dans la chasse aux chasseurs, mais, étant d’une nature plutôt paresseuse, ça l’ennuyait de traquer ces humains, il préférait prendre ses proies au jour le jour.

Se frottant la tête, il se demanda soudain pourquoi il pensait à ça. C’est vrai, une jolie serveuse s’occupait de lui, les gens le dévisageaient avec un respect proche de la terreur, la vie était belle ! Il leva les yeux vers la jeune femme qui lui répondit, et poussa un soupir qui semblait porter toute la misère du monde.


"Fraise ou abricots ? Sans intérêt !"

Grogna-t-il en s’emparant de son verre, avant de savourer le liquide ambré qui coulait dans sa gorge. D’un geste sec, il reposa le verre vide sur la table et indiqua d’un geste à la jeune fille de le resservir. Il n’aimait pas gaspiller sa salive, sauf quand ça en valait le coup, pour obtenir quelque chose, par exemple. Là, il n’en avait pas besoin, la jeune demoiselle avait très bien compris. S’asseyant confortablement, il fit du regard le tour de la pièce, et pencha le bras pour s’emparer du journal qui était posé sur le comptoir. Il appartenait à un client, et alors, il n’avait qu’à l’avoir en main ! Mick observa en silence les nouvelles du jour, ravi de voir qu’il n’y avait aucun signe indiquant que les humains se posaient des questions. Moins de chasseurs en ville, plus de place pour lui, parfait. Entendant un bruit, Michael vit la jeune femme en face de lui, et lui décocha un sourire.

"Hé, ma mignonne, t’as pas envie de faire une pause ? Je déteste boire seule."

Cela ressemblait plus à un ordre qu’à une réelle question, mais le fait était que le démon avait un peu trop l’habitude qu’on lui obéisse, et pas qu’on lui tienne tête.
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Kimberley Cook

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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Mar 22 Mai - 17:39

L' homme avait poussé un soupir digne d'un Hamlet apprenant la mort d' Ophélie. Kimberley retint une expression moqueuse, mais le coin de ses lèvres se soulevèrent imperceptiblement...

*Ca va, ta vie ne dépends pas d'une tarte aux citrons...*

"Fraise ou abricots ? Sans intérêt !" dit-il avec un air de dédain.

Kimberley ne répliqua pas et alla servir un autre client à l'autre bout du comptoir. Le client est roi, et cet homme là avait l'arrogance et la prétention dignes d'un monarque. L'autorité et le charisme aussi. Kim n'avait pas le courage de lui faire remarquer sa brutalité. De toute façon, cela lui serait sans doute passer au-dessus de la tête...
Lorsqu'elle revint à sa hauteur, un bruit sec sur le zinc attira son attention. L'homme venait de frapper le verre dans l'intention d'en avoir un autre. Avec un regard hostile, elle prit le verre vide et se tourna pour prendre la bouteille de whisky.


*Non content de ne pas connaître le mot magique, il ne connait pas de mot du tout...* pensa-t-elle avec frustration.

Mais la pensée était tout ce qui lui était accordée face à de tels yeux brûlants et menaçants. Kimberley avait beau avoir sa fierté et son honneur, elle refusait de se ridiculiser dans un esclandre défaitiste.


_Eh! Je ne vous permets...

Kimberley se retourna pour voir un client silencieux sous le regard noir de l'homme, lequel venait de lui chipper son journal. Kimberley n'aurait vraiment pas apprécier d'être soumise à un tel regard, mais sa patience avait des limites. Vu le succès du Up's, un client de plus ou de moins ne ferait pas de différence. Kim pris une profonde inspiration et son courage à deux mains.

_Monsieur, si vous désirez lire le Hartford Citizan, il y en a en vente dans le kiosque juste en face de ce pub. Autrement, je vous prierais de rendre ce journal à son propriétaire.

Une forte autorité cinglait sa voix, mais rien y faisait. L'homme lui adressa un regard désabusé, presque amusé. Comme prévu, ça lui passait par-dessus la tête.

"Hé, ma mignonne, t’as pas envie de faire une pause ? Je déteste boire seul."

*Ah, non mais!*

_Et bien vous pouvez trouver un autre pub car personne ici n'acceptera de boire avec vous!

Elle reposa le verre de l'homme face à lui, vide. Elle aussi savait se faire comprendre, et si personne dans le Up's n'osait dire mot, leur regard brillaient d'admiration. Ils reconaissaient bien là le fort caractère de la petite Cook. Cependant ce sentiment était bien éffacé par une certaine appréhension car la gérante était maintenant fixée par un regard des plus menaçants. Même Kim ignorait comment elle faisait pour affrontet un tel regard, mais ses yeux sombres ne cédèrent pas et cammouflaient parfaitement la peur qui alourdissait son âme...
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Michael Myers

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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Mar 22 Mai - 19:26

Mick regarda la jeune fille d’un air amusé, mais aussi quelque peu étonné. Elle l’ignorait sans doute, mais bien peu de gens osaient lui tenir tête, alors lui répondre avec tant d’autorité, c’était presque impossible à imaginer. Légèrement admiratif, il se contenta de la regarder, avant de se replonger dans les nouvelles. Qu’une gamine fasse une crise d’autorité ne le dérangeait pas autre mesure, donc, il ne prit même pas la peine de répliquer. Par contre, quand elle osa reposer son verre _vide_ devant lui en lui disait de se chercher un autre endroit ou boire, il l’écouta attentivement, ses yeux verts plongés dans ceux de la jeune femme. Elle ne cillait pas, pourtant, il sentait qu’elle était bien plus apeurée qu’elle ne voulait le faire savoir. Pas terrifié, non, mais cela viendrait.

Michael avait maintenant deux solutions : soit il lui répondait, soit il lui donnait une bonne leçon. L’option numéro trois, quitter le pub comme l’en avait prié la jeune fille, ne lui effleura même pas l’esprit. Il n’obéissait à personne, et encore moins à une jeune humaine d’à peine 20 ans. Tout en fixant la jeune serveuse, il sentait le regard des clients peser sur son dos, et ça le fit sourire. Même s’il se levait et prenait à la gorge cette gamine, personne ne lèverait le petit doigt, il en était sur. Il aurait bien essayé pour voir, mais il y avait un problème : où boire un coup, après ? Il serait banni du coin, et cela ne lui plaisait pas vraiment. Oh, et puis, après tout… Il pourrait toujours revenir plus tard, à quoi servait ce pouvoir d’illusion si ce n’est à ne pas être reconnu ?

Il se leva, sans lâcher la jeune femme des yeux, le tabouret sur lequel il était assis précédemment reculant dans un grincement de métal. Michael avait beau être d’une taille moyenne, il semblait écraser tout le bar par sa présence et pourtant, ne bougea pas d’un pouce, les deux mains posées sur le comptoir, dévisageant avec froideur la jeune fille. Pour qui se prenait-elle, pour lui parler sur ce ton ? Elle avait de la chance qu’il soit de bonne humeur, car sinon, elle serait déjà, étendue sur son comptoir chéri, ses yeux contemplant le plafond. Mais il y avait le problème de ces disparitions et, avec la présence de ces gens, tuer la jeune humaine ne serait pas la meilleure idée du siècle. Pour éviter les complications, Mick se contenta de sourire à la demoiselle, et laissa son pouvoir faire effet :


¤¤¤

[Mick peut provoquer des illusions, destinées à ses victimes. Voilà donc ce que Kimberley voit, mais elle est la seule à le voir. Si jamais quelqu’un n’est pas ok, n’hésitez pas à le dire SVP !]

Kimberley était allongé sur le dos. Elle n’était plus au Up’s, du moins, elle le pensait. Tout était noir, silencieux… terrifiant. Soudain, la lumière s’alluma, si vive qu’elle blessa les yeux de la jeune femme. Un policier se pencha sur elle, secouant lentement la tête en direction d’une personne située hors du champ de vision de la demoiselle.

« Si jeune, et déjà, destinée à être enterrée. La vie est vraiment affreuse : ce n’était qu’une gosse »

Mais Kimberley n’était pas morte, non, elle était bien vivante. Elle essayait de hurler, de parler, de bouger, mais rien n’indiquait au policier que sa prétendue victime était encore en vie. Il continua à parler à son collègue, sans se douter que la jeune fille ne perdait pas la moindre miette de son discours.

« Ouais, un gars l’a tabassé à mort après qu’elle lui ai répondu qu’elle ne le servirait pas. Il a tué tout les témoins, et s’en est allé tranquillement. Ca va être dur le retrouver. Bon allez, inutile de traîner, la morgue nous attend. »

Il tendit le bras pour refermer le sac mortuaire, geste anodin mais qui signifiait tout simplement que la jeune fille allait mourir, même si elle était encore consciente. A ce moment, une tête obscurcit son champ de vision, quelques secondes avant la fermeture du sac. Michael, souriant, adressa un petit coucou de la main à sa victime, dernière vision avant le noir total : le sac était fermé.

¤¤¤

Michael laissa finalement la jeune fille reprendre ses esprits, et la regarda sans se départir de son sourire. Se penchant vers elle pour qu’elle soit la seule à l’entendre, il demanda :

Vous êtes sur que vous ne voulez pas vous asseoir ? Cinq minutes, pas plus. Ce serait dommage qu’il arrive quelque chose de désagréable alors que je ne demande pas grand-chose, qu’en pensez-vous ?

Sans attendre sa réponse, il se rassit sur le tabouret, ses yeux rieurs posés sur la demoiselle.
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Kimberley Cook

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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Mar 22 Mai - 20:09

[ non ça va, j'aime beaucoup! J'adore même, mais à ne pas trop en abuser...]


L'homme avait beau être de taille moyenne, il était largement supérieur à la jeune femme, qui était d'une taille minuscule. A moins que ce ne soit le regard qu'il lui porta soudain. Un regard qui lui faisait froid dans le dos. Elle n'avait toujours pas baissé les yeux, non pas par dignité, il s'agissait plutôt du regard d'une proie qui guette un éventuel prédateur.
Il se pencha vers elle, et Kimberley suivit inconsciemment le mouvement en se penchant en arrière, ses propres yeux scillant comme s'ils étaient brulés par les prunelles intense de son interlocuteur. Elle ne dit rien, mais elle avait de plus en plus de mal à garder son sang froid.
Il était si calme, si sûr de lui, et dans ses yeux brillait une infime lueur calculatrice. Il préparait quelquechose, Kim le préssentait. La pensée de ne pas oublier de fermer la porte de sa chambre à clé cette nuit lui traversa à peine l'esprit que...



« La vie est vraiment affreuse : ce n’était qu’une gosse »

Une lampe torche éclairait son visage et l'empêchait de voir autour d'elle, mais Kimberley avait reconnu la voix de Mr Carlton, le sheriff de Hartford. Elle était allongée sur le dos, face à un plafond délavé et crasseux. L'obscurité était opressante et l'humidité de l'air ambiant la mettait extrêmement mal à l'aise. Elle avait froid à en mourrir.
En voulant se redresser, Kimberley se rendit soudain compte que son corps refusait de répondre. Ses membres restaient immobiles, elle ne sentait plus ses jambes... et le sheriff continuait de la regarder avec un air désolé.


« Si jeune, et déjà, destinée à être enterrée. »

Kim ouvrit de grands yeux horrifiés. Alors que le collègue de Mr Carlton s'approchait et se penchait sur elle avec l'air navré et dégouté qu'il avait déjà eut lorsqu'il avait inspecté le cadavre de son père, Kimberley voulut crier, hurler, se déméner de toutes ses forces, mais ses poumons refusaient de cracher leur air, sa gorge l'opressait comme une pierre, son corps était de marbre.

« Ouais, un gars l’a tabassée à mort après qu’elle l'ai chassé de son bar. Ca va être dur le retrouver. Bon allez, inutile de traîner, la morgue nous attend. »

Et Kim entendit le son typique de la fermeture éclair qui referme le sac mortuaire. Jamais elle n'aurait oublier ce son ni la disparition du visage de son père... Elle réalisa avec horreur qu'a présent, c'était elle qui était dans ce sac et... Là, par-dessus l'épaule de l'agent Morris, cet homme, celui du comptoir, lui souriait d'un air anodin en lui faisant signe de la main...


Et tout devint noir...

Il souriait toujours lorsque Kimberley repris ses esprits. Cette même expression désabusée, ces mêmes yeux provocateurs. Le jeune gérante crut un moment avoir laisser son imagination vagabonder un peu trop loin, ou bien carrément être devenue folle... Mais face à ce sourire qui était désormais pour elle synonyme de mort, Kimberley ne put retenir ses jambes de faire plusieurs pas en arrière...


Vous êtes sur que vous ne voulez pas vous asseoir ? Cinq minutes, pas plus. Ce serait dommage qu’il arrive quelque chose de désagréable alors que je ne demande pas grand-chose, qu’en pensez-vous ?

Le Up's était toujours aussi silencieux, Kimberley tenait toujours sa bouteille de whisky à la main, le temps semblait s'être arrêté tandis qu'elle semblait être hypnotisée, possédée, indépendante de ses mouvements. Ses grands yeux noirs éffrayés restaient fixés sur l'homme tandis que ses pieds lui faisait faire le tour du comptoir et s'asseoir sur son tabouret voisin.

*Non, il ne peut pas savoir. Il ne peut pas savoir ce que je viens d'imaginer. Je l'ai imaginé. Il...*

Quel genre d'homme pouvait-il bien être?
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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Jeu 24 Mai - 19:40

Michael la regarda sans mot dire, pendant qu’elle prenait lentement conscience de ce qu’il venait de lui dire. Il avait assez usé de ce pouvoir pour savoir qu’est-ce qu’il se passait dans la tête de sa jeune victime. L’incompréhension, puis l’inquiétude, et, petit à petit, la vérité finit par s’imposer. La jeune demoiselle devait se poser des milliers, voire des milliards de questions qui, Mick le savait, la tortureraient pendant encore longtemps. Elle semblait vraiment effrayée, maintenant, et le démon songea qu’il y avait tout de même été un peu fort : à quoi servait de la faire s’asseoir à côté de lui si elle était paralysé par la terreur ?

Un peu inquiet quant à l’avenir de sa soirée, il la regarda avancer comme un zombie et venir s’installer sur la chaise à côté de lui. Mick ne put résister à l’envie d’afficher un sourire triomphal et de faire pivoter son siège pour regarder les occupants du pub, ces mêmes gens qui, il y a quelques secondes, ricanaient à l’idée de voir le jeune homme se faire rembarrer par la petite demoiselle. Il intercepta des regards incrédules, avant que les habitués ne détournent la tête devant ses yeux inquisiteurs. Affichant toujours un large sourire plein de suffisance, il se tourna vers sa compagne de table, s’emparant de la bouteille de whisky qu’elle avait conservée à la main, et s’en servit une bonne rasade qu’il avala d’un coup sec avant de daigner s’occuper de la jeune demoiselle effrayée qui se tenait à côté de lui.


"Comment tu t’appelles ?"

Demanda-t-il d’un air inquisiteur, sans lui demandé au préalable s’il pouvait la tutoyer. Il ne s’imaginait même pas qu’elle pourrait refuser, donc, autant éviter de perdre du temps à poser cette question qui, ils le savaient tous les deux, se solderait par un assentiment de la jeune demoiselle. Cherchant à capter son regard, il y lut toute la terreur qu’il lui inspirait, et se demanda si elle avait deviné qui il était, où plutôt, ce qu’il était. Elle ne devait pas avoir fait de lien entre lui et cette vision, pas tout de suite, du moins. Et quand elle le ferait, personne ne la croirait. Pourtant, bien des humains devraient croire que les monstres existent, ça leur éviterait de se faire tuer bêtement…

"Moi, c’est Michael, mais tu peux m’appeler Mick. C’est plutôt sympa, ici. J’aime bien."

Conclut-il en se servant une nouvelle rasade de whisky. Le proprio soignait ses clients, et ça, suivant les critères du démon, c’était plutôt un bon point. D’ailleurs, il était où, le propriétaire ? Bizarre qu’il ne soit pas accouru quand sa jeune et jolie serveuse a failli virer quelqu’un du bar : d’ordinaire, la cavalerie accourait ventre à terre. Bien sur, Michael n’avait pas fait le lien avec les disparitions qu’il avait découvert dans le journal. La mort d’un humain, qui cela pouvait bien intéresser ? Certainement pas lui, en tout cas. Surtout qu’il ne savait pas encore comment se prénommait la jeune fille, et encore, pas sur que son nom lui évoque quoi que ce soit.

Soupirant d’aise alors que le whisky coulait doucement dans sa gorge, y laissant une trace brûlante, il se tourna sur sa chaise, contemplant la jeune demoiselle de ses yeux rieurs.

Dis donc, t’es pas bavarde. C’est pas grave, j’aime bien aussi.

Dit-il en posant d’autorité sa main sur le genou de la jeune fille, sans même relever le petit cri de stupeur d’un des clients, derrière lui. Il était d’humeur très gentil, aujourd’hui, mais si l’un des clients osait encore le déranger alors qu’il essayait de faire la conversation avec une sympathique jeune fille, il allait s’énerver !

Il reporta son attention sur la demoiselle, songeant que finallement, cette journée ne s'annonçait plus aussi ennuyeuse que prévu. Cette fille ne savait sans doute pas ce qu'il se tramait en ville, mais elle devait bien avoir entendu des rumeurs... apparement, ce bar était un endroit assez branché, donc, il y aurait peut-être quelque échos. Mais il attendit qu'elle est digérée sa "vision" avant de passer au sujet qui l'interressait vraiment.
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Kimberley Cook

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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Jeu 24 Mai - 20:14

Toujours aussi raide et silencieuse, Kimberley reposait maintenant immobile sur le tabouret à côté de l'homme, si s'en était bien un. La lueur de terreur qui animait ses yeux ténébreux lui donnait un petit charme, faisant ressortir la paleur de sa peau.
Petit à petit, la jeune feme reprit vie, mais il fallait scruter la profondeur de ses yeux pour le savoir. Elle refusait toujours de bouger, et n'avait même pas remuer le petit doigt lorsqu'il lui avait pris la bouteille des mains pour se servir lui-même. Elle pourrait toujours lui demander de payer plus tard... si elle en avait le courage.
Son corps restait de glace, mais elle se mit a sciller, et la lumière de peur se métamorphosa lentement en une lumière attentive et calculatrice. Kimberley était sur le qui-vive et son esprit s'était un peu réordonné. Au moins maintenant elle était apte à penser...


"Comment tu t’appelles ?"

*Kimberley*

... mais ses cordes vocales semblaient l'avoir lâchée. Ses lèvres blanches s'étaient entrouvertes sur le silence d'un souffle et s'étaient refermées airmétiquement. Son regard fixait l'espace devant elle.
Ce n'était qu'un mauvais momen à passer. Il n'allait pas rester là indéfiniment? En tout cas personne ne semblait bouger, que ce soit pour protester ou sortir et aller chercher la police. Ce n'était donc pas si grave...

La voix de l'agent Morris résonna dans sa tête. "Inutile de traîner, la morgue nous attends..."

Qui pouvait savoir?


"Moi, c’est Michael, mais tu peux m’appeler Mick. C’est plutôt sympa, ici. J’aime bien."

_Merci...
répondit Kimberley d'une voix éteinte.

Mickael... Elle grava ce nom dans sa mémoire, afin de le redonner précisément au commissariat lorsqu'elle irait faire sa déposition. Elle tourna son regard apeuré vers Mick, pour noter tous les détails de son visage si jamais on lui demandait un portrait robot.
Elle rencontra deux feux brûlants au fond de leur orbite. Kim s'empressa de regarder de nouveau droit devant elle...


Dis donc, t’es pas bavarde. C’est pas grave, j’aime bien aussi.

Elle sentit quelquechose de chaud et doux se poser sur son genou. En baissant les yeux, elle vit la main de Mick sur son jean. Son coeur se mit à battre plus fort et son rythme respiratoire s'acceléra avec la peur et la furie. Personne n'avait toujours pas bouger, et d'après le glapissement qu'elle avait entendu derrière elle, ce n'était pourtant pas passer inaperçu. Bande de lâches! Il fallait qu'elle se débrouille toute seule si elle ne voulait pas que ça dégénère.
Kimberley prit une profonde inspiration, reprenant du poil de la bête, et s'appreta à protester sèchement comme elle l'avait déjà fait pour le remettre à sa place...

Là, par-dessus l'épaule de l'agent Morris, Mick lui souriait d'un air anodin en lui faisant signe de la main avant que le sac mortuaire ne se referme définitivement.

Kim secoua sa tête. Ce n'était que son imagination. Son imagination! De toute façon, que pouvait-il dans un pub bondé de monde?... Bon, quatre personnes, c'était un peu vite dit.
Mais sans prendre de risque, droite comme une tour, Kimberley déposa délicatement sa main blanche sur la grande main de Mick, et, doucement mais fermement, la serra et la ramena sur le genou de son propriétaire.



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Michael Myers

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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Jeu 24 Mai - 21:25

La demoiselle ne répondit pas, mais Michael ne s’offusqua pas outre mesure du fait que sa question soit passée inaperçue. Vu le nombre de choses qui tournaient, il en étaient sur, en ce moment dans la tête de sa jolie serveuse, il aurait même été étonné qu’elle réponde aussi vite. Il lui reposerait la question plus tard, il n’avait rien d’autre à faire pour l’instant et comptait bien continuer à s’amuser encore un peu.

L’ambiance dans le Up’s était plutôt pesante, et Michael avait l’impression que ses questions résonnaient dans toute la pièce. Etaient-ils tous si terrifiés qu’ils avaient peur de parler ? Il se tourna vers un homme d’environ 40 ans, celui-là même à qui il avait emprunté le journal. Ce dernier remuait d’un air absent la cuillère de son café, qui était sûrement devenu froid à force de ne pas être bu. Michael secoua lentement la tête, avant de se tourner vers sa jeune compagne.


"Tu ne connaîtrais pas, par hasard, un synonyme de « pathétique » ?"

Sa question était totalement déplacée, il le savait mais s’en fichait complètement. Il était ainsi, pas besoin de tours et de détours, il disait ce qu’il pensait. Etant donné le contexte, sa question pouvait paraître encore plus bizarre, mais il tenait à avoir une réponse. Pourquoi ? Parce qu’il en avait envie, tout simplement, pas plus difficile que ça. Contrairement à certains démons qu’il fréquentait, quand il habitait encore dans les grandes villes et pas dans un trou perdu comme ici, Mick était totalement libre de ses mouvements. Sa retraite prolongée avait fait de lui un démon entièrement libre, insoumis et surtout, autonome. Pas de maître à respecter, pas de lois à observer, il faisait ce qu’il voulait. C’est peut-être aussi en partie pour ça qu’il avait autant envie de s’éclater… et de faire partie du bouleversement qui se préparait. Pour s’amuser…et malheureusement, les humains ne savaient pas s’amuser ! Pathétiques ? Non, voyons, il cherchait un autre mot !

Il continuait à bavarder, et la jolie serveuse finit par répondre. Un peu surpris, il la regarda, et elle choisit ce moment là pour le regarder elle aussi, avant de rapidement détourner la tête. Elle avait une sacrée force de caractère, cette petite, pour réagir aussi rapidement. Certaines victimes de Mick ne s’en remettaient jamais, finissant par se suicider. Tout ça parce qu’ils avaient vu quelque chose…la plupart du temps, le démon se basait sur ce qu’il savait être les plus grandes peurs des humains : la mort, la déchéance, l’impossibilité de réagir face à une situation. Bizarrement, malgré le nombre impressionnant d’humains qui peuplaient cette Terre, ils avaient tous plus ou moins les mêmes phobies… plutôt intéressant pour Michael, d’ailleurs.

Michael avait posé sa main sur la jambe de la jeune fille sans vraiment y songer. Elle lui plaisait bien, c’est vrai, même s’il n’était pas venu là pour ça à l’origine, il la trouvait tout à fait à son goût. Peut-être un peu trop triste, elle ne devait pas s’amuser souvent, c’était d’ailleurs bien dommage ! Il tressaillit en sentant la douce main de la demoiselle sur la sienne, et la regarda avec curiosité enlever sa main de son jean. Elle n’avait peur de rien, cette petite.

Il la dévisagea en souriant, le regard admiratif. Très peu était ceux qui lui tenait tête, et la plupart était des personnes armées jusqu’aux dents. Ce qui ne les empêchaient pas de mourir, mais bon, s’ils croyaient que ça les protégeait, autant les laisser croire ce qu’ils voulaient. Mais cette jeune demoiselle, si frêle et au regard craintif, avait osé, et par deux fois. Mick avait beau être un démon, il respectait le courage, et il devait en falloir une sacrée dose à cette gamine. Rien que pour ça, il ne la tuerait pas… mais cela ne l’empêcherait pas de continuer à s’amuser.

Se penchant vers elle, il posa sa main dans le cou de la jeune fille, l’attirant contre lui, et lui chuchota à l’oreille.


"Tu es très courageuse, tu sais ? Peu de personnes oseraient faire ce que tu viens de faire, surtout après avoir imaginé…enfin, tu le sais mieux que moi. J’aimerais vraiment savoir qui tu es. Qui sait ? Nous serons certainement amené à nous recroiser, et j’aimerais savoir le nom d’une beauté telle que toi."

Il la lâcha, non sans avoir frôlé son bras, et se redressa sur son siège, ses yeux posés sur la jeune fille, attendant sa réponse. Il aurait bien aimé savoir qui elle était, ne serais-ce parce qu’elle représentait un danger potentiel. Il aimait bien les personnes à fort caractère, tant qu’elles ne se mettaient pas en travers de sa route. D’un seul geste, il aurait pu contraindre la demoiselle à lui révéler son nom, et ^peut-être même, s’il s’y prenait suffisamment bien, parviendrait-il à lui extorquer la plupart de ses souvenirs d’enfance. La peur était une arme puissante, et Mick la maniait avec perfection. C’est la raison pour laquelle il ne se servait de son pouvoir que très rarement : il lui suffisait d’un mot et d’un regard pour, la plupart du temps, obtenir ce qu’il voulait.
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Kimberley Cook

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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Jeu 24 Mai - 21:54

"Tu ne connaîtrais pas, par hasard, un synonyme de « pathétique » ?"

Non content de l'humilier, il fallait qu'il l'insulte. Parceque pas de doute vu son regard, l'adjectif était destiné à la jeune fille... Celle-ci se retourna courageusement vers son interlocuteur, et d'un regard explicitement provocateur, elle répondit à sa question sur le même ton.

_Misérable.

Sa voix aussi avait sonné comme une insulte, mais Kimberley n'eut pas le courage de soutenir son regard plus longtemps. Mick n'avait naturellement pas réagit, ou du moins si ce n'était par un simple sourire moqueur, et ce n'était en rien une victoire. Mais au moins de cette manière, la jeune fille parvenait à garder ses frontières et à le maintenir à distance. Elle restait cependant sur ses gardes, car bien que sa raison lui dise qu'elle n'avait rationellement rien a craindre, son instinct de survie affirmait le contraire...

Il se pencha soudain vers elle, très près, trop près. Kimberley n'eut pas le temps de s'éloigner qu'il la saisit fermement par le cou et l'attira contre lui. Bien qu'il ne lui faisait pas mal, il la serrait suffisament fort pour qu'elle ne puisse pas se dégager. Immobilisée contre le torse de l'homme, elle avait laché une exclamation éffrayée et avait cessé de respirer, mais personne n'avait osé bouger. Le temps semblait s'être arrêté, un silence de mort regnait dans le pub.


"Tu es très courageuse, tu sais ? Peu de personnes oseraient faire ce que tu viens de faire, surtout après avoir imaginé…enfin, tu le sais mieux que moi. J’aimerais vraiment savoir qui tu es. Qui sait ? Nous serons certainement amené à nous recroiser, et j’aimerais savoir le nom d’une beauté telle que toi. "

Elle avait sentit le souffle brûlant de l'homme sur sa nuque, la terrorrisant encore plus que les mots. A la fois réellement éffrayée et furieuse, elle se dégagea puissament de son étreinte, ou plutôt il la laissa partir. Elle se leva de son tabouret et recula de plusieurs mètres vers la sortie. Sa respiration s'était violamment accélérée, ses yeux étincelaient comme des étoiles dans les ténèbres nocturnes. Sa voix trembla lorsqu'elle s'éleva avec puissance et autorité dans le silence pesant du Up's.

_Dehors! Je ferme! Tout le monde dehors! s'exclama-t-elle avec colère en foudroyant Mick du regard et en pointant la porte du doigt.

Il n'en fallu pas plus pour que le pub se vide. Ne se faisant pas prier deux fois, Mme Softeyes, l'homme au journal et celui du fond de la salle s'enfuirent dans la rue à la vitesse de l'éclair, trop content de se soustraire à la puissante aura de ce nouveau venu.
Alors que sa phrase avait surtout visé Mick, Kim regarda avec désarroi ses concitoyens se défiler comme des souris dans leur trou. Pas un pour rattraper l'autre. La porte se referma sur Mme Softeyes, qui la plus vieille avait été la plus lente, et Kimberley se retourna lentement vers son dernier client, à la fois appeurée et courageuse. Lui faisant face, elle apercu dans ses yeux verts une lueur malsaine qu'elle n'aimait pas du tout. Annonçant la fermeture du pub, elle n' avait pas vraiment pris conscience qu'elle lui donnait ainsi son identité de gérante du Up's...
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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Jeu 24 Mai - 23:57

La jeune demoiselle lui répondit immédiatement, cette fois-ci, sur un ton si agressif que Michael en fut presque blessé. Presque… il lut de la provocation dans son regard, et se fit la réflexion que cette demoiselle était aussi dangereuse qu’il se l’était imaginé. Tant mieux, il commençait à s’ennuyer dans cette ville, enfin, si on pouvait appeler Hartford une ville, et un peu de danger ne serait pas de refus. C’était juste un peu dommage qu’elle ne soit pas une chasseuse, mais bon, peut-être qu’elle en connaissait ! S’accrochant à cet espoir, Michael regarda la jeune fille et lui rendit son regard, laissant ses yeux pénétrer jusqu’au plus profond de la petite demoiselle avant de lui répondre sur un ton égal.

"Misérable ? Pas assez fort. Je cherche quelque chose de plus sévère, tu vois, comme affligeant… Hé, affligeant, c’est pas mal ! Merci chérie."

La félicita-t-il d’une petite tape sur la joue, sans même remarquer qu’elle bouillonnait de colère. Il se fichait complètement de ce qu’elle ressentait, à vrai dire. Aurait-elle été Dieu en personne qu’il n’aurait même pas fait attention à elle, trop occupé à réfléchir à ses propres questions. Pourquoi s’intéresser aux autres alors que la seule personne qui vaille vraiment le coup, c’était vous ? Une perte de temps, rien de plus, et le temps était un luxe… quoiqu’en ce moment, dans la vie de Michael, le temps était plutôt un boulet à traîner, parce qu’il ne se passait pas grand-chose dans cette ville. Parlez-moi de LA… ses boîtes, ses filles de joies, ses…

La jolie serveuse qui lui tenait compagnie se mit soudain à brailler. Il l’avait entendu se lever et presque trébucher, même s’il n’avait pas fait un geste pour la retenir. Et voilà maintenant qu’elle se permettait de hurler, sa voix raisonnant dans le pub silencieux. Elle ordonnait à tout le monde de partir, mais Michael ne comprit pas du tout qu’elle s’adressait à lui, tellement ça lui semblait inconcevable. Pendant que les clients se bousculaient pour être les premiers à sortir, il se versa une nouvelle rasade d’alcool, contemplant avec ennui la bouteille bien entamée, et avala son verre d’un trait, savourant le silence enfin revenu. La demoiselle ne braillait plus, maintenant qu’elle avait fait sortir tout le monde… Hé, attendez une minute ! Elle avait fait sortir tout le monde ?

Si Michael avait mis tant de temps à réaliser, ce n’est pas parce qu’il avait bu, l’alcool ne lui faisait aucun effet, hormis peut-être une légère sensation enivrante, mais parce qu’il n’avait pas écouté un traître mot, jugeant que ce qu’il se passait n’était pas digne de son intérêt. Là, ça changeait un peu la donne : Michael braqua des yeux gourmands sur la jeune fille qui lui faisait face, et demanda d’une voix autoritaire.


"C’est donc toi, la patronne ? Tu aurais pu me l’avouer tout de suite ma belle, ça m’aurait rendu service."

Descendant de son tabouret d’un bond souple, il s’approcha de sa jolie victime d’une démarche souple, évoquant un peu celle d’un félin en chasse. Il se planta devant la jeune femme, son souffle rauque étant le seul son distinct de la pièce, si l’on excepte la respiration précipitée de la jeune gérante du Up’s. Il prenait son temps, de toute façon, il n’était pas pressé : il jouait avec Kim de la même façon qu’un chat joue avec une souris, lentement, sans pourtant lui laisser un espoir de s’en sortir vivante. Enfin, il n’avait pas l’intention de la tuer, non, cela éveillerait trop les soupçons. Et avoir des infos était le plus important, pour l’instant, mais ça, la demoiselle ne le savait pas.

Observant la jeune femme, une lueur mauvaise dansant dans ses yeux verts, il s’approcha à nouveau, presque jusqu’à se coller contre elle. Il y avait quoi, un demi pas entre eux deux ? Souriant de toutes ses dents, il indiqua la porte, maintenant fermée, et chuchota.


"Je crois que nous avons des choses à nous dire, tous les deux, qu’en penses-tu ?"

Ce n’était pas une question, et le ton qu’il avait pris l’indiquait clairement à la demoiselle. Il voulait des infos, et allait les obtenir.
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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Ven 25 Mai - 21:05

Mick s'était de nouveau approché d'elle, et Kimberley n'avait d'autre choix que de reculer. Dès lors qu'il s'était diriger vers elle, il l'avait prise dans l'angle opposé à la sortie de sorte qu'elle ne pouvait y accéder. Elle avait la très désgréable impression d'être une marionette entre les mains d'un enfant avant qu'il ne la jette au feu. Fascinée et terrorrisée par ces deux flammes vertes, sa retraite se retrouva impossible lorsque le bas de son dos heurta le côté d'une table qui manqua de se renverser sous le choc. Elle trébucha légèrement mais se rattrapa sur la table en question, minuscule face à ce sombre prédateur. Quelques centimètres seulement les séparaient l'un de l'autre et il aurait très bien put ne faire qu'une bouchée d'elle. Mais il se contenta d'un large sourire vainceur et assuré...
Kimberley ne put s'empêcher de penser aux célèbres répliques d'un fameux conte pour enfant...


*Que vous avez de grandes dents...*

Kimberley n'avait pas la moindre envie d'entendre la suite. Elle se sentait maintenant réellement en danger, seule dans ce pub, face à cet homme bien plus fort qu'elle, sans défenses. A moins que...

"C’est donc toi, la patronne ? Tu aurais pu me l’avouer tout de suite ma belle, ça m’aurait rendu service."

Les doigts blancs de la patronne en question tatonnèrent discrètemment la table dans son dos. Une chance qu'elle n'ai pas encore été débarassée.

"Je crois que nous avons des choses à nous dire, tous les deux, qu’en penses-tu ?" dit-il avec un signe de tête vers la porte fermée. La main de Kimberley saisit une caraffe d'eau à moitié pleine.

_Non, je ne penses pas.

Sa voix tremblante fut noyée dans un fracas de verre brisé. Alors qu'elle venait d'abattre la caraffe sur le crâne de Mick, Kimberley dut faire face avec horreur aux conséquences de ses actes.
Il n'avait pas frémit d'un pouce. Son cuir chevelu s'était ouvert et son sang se melait à l'eau de la caraffe sur son visage, mais il lui souriait ironiquement, n'exprimant pas la moindre douleur, ses deux flammes brillant d'une lumière démoniaque...


"Il l'a battue à mort. Il n'y a pas de témoin..."

S'en était trop. Prise de panique, Kimberley repoussa violemment la face ensanglantée qui lui faisait face et couru se réfugier derrière le comptoir. Là, elle ouvrit brusquement un tiroir, si violemment qu'il tomba au som mais peut importait. Elle avait ce qu'elle cherchait. Elle l'avait acheté le lendemain du meurtre de son père.
Lorsque Kimberley se retourna vers Mick, elle tenait à la main une arme à feu de petit calibre, braqué sur lui. Bien que les traits de son visage étaient contractés par la terreur, ses doigts ne tremblaient pas et n'eurent aucun mal à retirer la sécurité du pistolet. Sa voix, un peu plus aigue mais parfaitement calme, résonna dans le pub vide.


_Dehors! Je ne le répèterais pas une troisième fois!

Maintenant apte à se protéger, elle aurait put se sentir rassurée. Elle aurait put, surtout qu'elle avait ses raisons de se défendre, ses clients pourraient en témoigner. Elle aurait put, si ce n'était le sourire amusé et pas le moins du monde éffrayé de Mick...
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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Sam 26 Mai - 3:13

Michael avait accroché les yeux de la jolie serveuse, et il y lisait avec un sentiment de puissance la peur, non, la terreur qu’il lui inspirait. Il se nourrissait de ce sentiment chez ses victimes, il adorait voir leurs yeux passer de la peur à la terreur, et enfin à la plus totale incompréhension. Un jour, il y a longtemps de cela, il avait discuté avec un pasteur qui l’enjoignait de rejoindre le Bien. Faire du mal est une drague, une fois qu’on y a goûté, on ne s’en passe plus jamais. Et moi, ma drague, c’est de voir à quel point je suis puissant. Je tiens une vie dans mes mains, et il m’appartient d’en faire ce que j’en veux. Quand je fais le Mal, je suis Dieu.

C’est justement cette phrase qui lui revenait à l’esprit, alors qu’il contemplait la jeune Kimberley, impuissante face à lui. Il se sentait tout-puissant, l’égal de Dieu lui-même. Tel était la récompense de celui qui ôtait une vie : il avait le pouvoir absolu entre ses mains. Pourquoi s’en passer ? Il faisait ce qu’il voulait, comme il l’entendait, sans suivre une quelconque voix tracée par une notion plus que désuète. Le Bien, le Mal… ils étaient si intimement mêlés qu’il était parfois difficile de les distinguer l’un de l’autre.

Michael vit la jeune femme tâtonner dans son dos, sans doute à la recherche d’une échappatoire, mais il ne s’inquiétait pas outre mesure. Que pouvait-elle contre lui, alors qu’elle était seule et sans défense ? Enfin, sans défense… Michael dut réviser cette partie de son raisonnement quand la jeune et fragile jeune patronne lui écrasa une cruche en verre sur la tête. Le démon sentit son cuir chevelu, ou du moins celui de Michael Myers, se déchirer sous l’impact, et un léger flot de sang vint de mêler à l’eau qui ruisselait sur son visage, venant salir la nouvelle chemise.

Il n’avait même pas tressaillit sous l’impact, et se contenta de regarder la jeune femme avec un sourire ironique, tout en passant la main dans ses cheveux pour les débarrasser des débris de verre. Le sang s’arrêterait de couler tout seul, il le savait, mais pour l’instant, le flot écarlate continuait à jaillir de sa blessure, glissant le long de son visage pour venir imbiber le tissu de sa chemise de marque. Il ne dit pas un mot, ne répondit même pas à la provocation de la jeune fille, se contentant de la fixer de ses yeux, qui semblaient s’être transformés en deux puits sans fond. Pourquoi parler ou même agir, alors qu’il savait que, sans même lever le petit doigt, la jeune fille serait folle de terreur ?

Il la tenait, et elle en était consciente. Les choses avaient dégénérées trop loin pour qu’elle puisse s’en tirer, maintenant, et Michael vit avec satisfaction qu’elle semblait l’avoir compris. Son regard exprimait clairement ce qu’elle ressentait : elle avait peur, peur de mourir ici, dans ce bar désert. Peur de cet inconnu qui, elle l’avait deviné, n’était pas totalement humain. Peur aussi, parce qu’elle était complètement perdue. Qui viendrait l’aider ? Personne, et elle se retrouvait face à quelque chose qu’elle ne comprenait pas, ce qui était sans doute tout aussi effrayant que l’idée de mourir.

Mais la jeune fille reprit ses esprits et, repoussant Michael avec une énergie proche du désespoir, courut se réfugier derrière le comptoir. Affligeant… Michael songea à sortir une phrase, style tu as beau te cacher, je sais ou tu es, mais il trouva finalement que c’était plutôt craignos et vieux jeu. Donc il s’abstint, se contentant de poser son regard sur l’endroit où la jeune fille, prise de panique, semblait chercher quelque chose, que finalement elle trouva.

Kimberley se releva brusquement, braquant vers le démon une arme de petit calibre. Il se retint d’éclater de rire, songeant qu’il risquait de se prendre une balle perdue. Ca ne le tuerait pas, elle semblait l’ignorer, mais il savait d’expérience que cela faisait tout de même un peu mal. Il était du genre douillet, et n’avait pas envie de tenter l’expérience. Ce que la jeune fille ne savait pas, et qu’elle ne semblait pas comprendre, c’était qu’à aucun moment, Michael n’avait songé à la tuer. Bon, peut-être une fois ou deux, mais c’était tout à fait involontaire.

Pourquoi tuer une telle mine d’informations ? Pour l’instant, son objectif n’était pas de tuer, mais de prendre du bon temps, malgré quelques remarques désobligeantes sur le fait qu’il n’y avait pas que le jeu dans la vie. Michael voulait simplement s’amuser et, s’il avait voulu tuer la jeune femme, il s’y serait pris autrement. Enfin, tout ça, elle ne le savait pas, ce qui expliquait sa façon presque hystérique de le viser et de lui ordonner de partir. Or, si il y avait une chose que le démon détestait, c’était qu’on lui donne des ordres. Il avait d’ailleurs eu quelques problèmes avec d’autres démons plus puissants à cause de ça, mais c’était de l’histoire ancienne. N’empêche, la petite demoiselle venait de lui donner un ordre, il n’avait pas rêvé ?

Mais finallement, le démon se fichait bien des conséquences : il éclata de rire, un rire léger et plein d’entrain qui était totalement déplacé. Il s’arrêta bientôt de rire et contempla avec amusement la jeune patronne du Up’s, qui semblait déterminée à lui trouer la peau. Elle avait pourtant l’air intelligente, elle aurait du se douter qu’une arme à feu ne lui ferait rien, après le coup de la carafe. Enfin, il ne fallait pas trop compter sur les humains pour comprendre les évidences.

Le démon sourit à nouveau, une lueur d’amusement dans ses yeux redevenus verts. Sans lâcher du regard la jeune femme qui continuait à le menacer, il se pencha en avant, ramassant le tabouret qui était tombé à terre, sans doute heurté par la jeune fille dans son impatience de se saisir de son jouet, pardon, de son arme. Remettant le siège en place, bien en face de Kimberley, Mick s’assit dessus, les coudes sur le comptoir, la tête à quelques centimètres à peine du canon du revolver. Se penchant légèrement, il attrapa la bouteille de whisky et le verre, et se servit à nouveau, pas le moins du monde dérangé par l’instrument de mort pointé sur lui.

Absorbant une nouvelle gorgée de whisky, il leva son verre vers la jeune femme, lui portant une sorte de toast silencieux. En l’honneur de quoi ? Sa bravoure, sa valeur ? Elle ne le saurait sans doute jamais, car Mick n’avait pas l’intention de lui expliquer. Le démon reposa son verre à moitié vide sur le comptoir en zinc, faisant résonner le verre dans toute la pièce. Il daigna enfin lever la tête vers la demoiselle et lui expliqua avec calme :


"Je n’ai pas l’intention de bouger d’ici, c’est assez clair ? Et qu’est-ce que tu comptes faire, maintenant ? Tirer ? Je t’en prie, vas-y. Sache seulement une chose : je me suis montré très calme jusqu’à maintenant, et mieux vaut pour toi que je le reste."

Il détourna le regard, et murmura comme pour lui-même, mais bien assez fort pour que la jeune fille entende distinctement ses paroles

"Si jeune, et déjà destinée à être enterrée. La vie est vraiment affreuse."

Il avait répété exactement les paroles de sa vision, au mot près, juste histoire qu’elle s’en souvienne bien. Ce n’était qu’une mise en garde, mais Mick savait que ses paroles la feraient réfléchir et, peut-être, lui permettrait de comprendre qui il était, ou ce qu’il était, si toutefois elle ne le savait pas déjà. Mais il se fichait bien de dévoiler son identité : qui la croirait, de toute façon ? Et en plus, il devait bien se l’avouer, il ne s’était pas autant amusé depuis des années !
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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Sam 26 Mai - 11:24

La scène était longtemps restée en suspension. La jeune gérante derrière son bar braquait son arme vers un homme bien plus grand et plus fort qu'elle. Celui-ci saignait abondamment au niveau du crâne, sa chemise blanche devenait plus pourpre de minute en minute, sans que l'homme ne s'en soucie. De dehors, quiconque aurait vu cette scène se serait précipité au commissariat avant que la scène ne dégénère complètement et ne finisse en meurtre. Mais étrangement, plus personne ne passait dans la rue. Le centre-ville semblait désert en ce début d'apres-midi, s'en était presque surnaturel.
A peine cette pensée avait effleuré l'esprit de Kimberley que Mick se mit à rire aux éclats. Un rire très déplacé dans cette situation, qui contrastait tellement avec la terreur de Kim qu'il semblait démoniaque. Ce rire sonore et imposant dans le silence de mort du Up's avait agité le doigt de Kim d'un tic nerveux. Elle avait failli pressé la détente, mais quelquechose l'avait retenu...
Il se tut de nouveau, affichant son habituel sourire ironique et moqueur. Il rammassa un des tabourets, s'approcha de Kim avec une indifférence proche de l'inconscience. Comme si de rien était, il se reservit du whisky et s'accouda au comptoir, sa tempe à quelque millimètre du canon de l'arme. Kimberley avait suivit chacun de ses geste, ses yeux brillants guettant le moindre geste brusque, et les tendons de son index étaient si contractés qu'il ne tenait qu'a un fil que le coup parte... Mais Kim n'avait toujours pas tiré.
Un horrible pressentiment s'était emparé d'elle. Une telle insolence, une telle assurance, une telle indifférence, ce regard, cette vision, cette resistance... Et si le coup ne portait pas?


"Je n’ai pas l’intention de bouger d’ici, c’est assez clair ? Et qu’est-ce que tu comptes faire, maintenant ? Tirer ? Je t’en prie, vas-y. Sache seulement une chose : je me suis montré très calme jusqu’à maintenant, et mieux vaut pour toi que je le reste."

Kimberley ne semblait pas avoir entendu le moindre mot du démon. Ses yeux avait pris de l'assurance.
Il n'y avait qu'un moyen de le savoir....


"Si jeune, et déjà destinée à être enterrée. La vie est vraiment affreuse."

Un coup de tonerre assourdissant vrilla le silence. Une foudre avait frappé la tempe de l'homme alors qu'il avait détourné son regard. Mais jamais, ô grand jamais Kimberley n'aurait cru un jour faire face à un tel spectacle. Son doigt était toujours pressé sur la détente, le canon fumait encore, et la jeune femme se retrouvait dans le même état que six mois plus tôt. Incapable de détourner son regard, incapable du moindre mot, du moindre mouvement...
Elle allait mourrir...
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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Mar 29 Mai - 17:44

Honnêtement, si Michael avait parié que la jeune fille ne tirerait pas, il aurait perdu. Jusqu’à la dernière seconde, il l’avait cru trop froussarde, ou peut-être même trop intelligente pour tirer. Mais pourtant, c’est ce qu’elle avait fait. Et il ne s’y attendait absolument pas. Comme quoi, même lui, qui pensait comprendre les humains et leurs cerveaux plus que dérangés, pouvait se tromper. Et, comme tous les gens sûrs d’eux, cela ne lui plaisait absolument pas : il s’était trompé, pas que cela ait de graves conséquences pour lui, non, mais tout de même, il s’était trompé !

L’impact avait précipité le jeune homme à terre. Disons qu’un coup de feu à bout portant, ça avait le mérite de faire reculer pas mal de chose, même un démon. Un peu étourdi tout de même, Mick resta quelques instants allongé sur le sol, le sang coulant abondamment de la plaie béante tracée par la balle. Kimberley avait bien visé, pour une petite gérante de pub, et il en était le premier étonné. Avec un grognement, Michael releva la tête et se mit assis par tête, reprenant petit à petit ses esprits. Il avait beau être un démon assez ancien, immortel et tout ce que vous voudrez, une balle en plaine tête, ça faisait un effet très peu plaisant. Avec sa main, il se frotta le visage, essuyant à la va-vite le sang qui dégoulinait sur ses yeux, l’empêchant de voir correctement.

Une minute s’écoula, puis deux. La scène était surréaliste : Kimberley, son canon encore fumant à la main, et lui, l’homme qu’elle venait d’abattre de sang froid, assis par terre sans même réalisé qu’il devrait être mort. Mais la mort, malheureusement pour la demoiselle, Michael ne connaissait pas. Il n’y avait pas un son dans le Up’s et le bruit que fit Michael en se relevant, ses pieds dérapant dans la petite mare de sang devant le comptoir, résonna comme un coup de tonnerre, ainsi que l’avait fait le coup de feu quelques minutes auparavant.

Le démon s’était relevé, et il fixait d’un regard malveillant la jeune demoiselle en face de lui. Ca y est, elle avait compris, même si elle avait mis le temps. Elle avait compris qu’elle était foutue, qu’il n’y avait plus d’échappatoire, qu’elle allait…mourir. La mort…pourquoi était-ce si difficile de l’accepter ? Tout le monde meurt un jour, celle de Kimberley serait un peu précipitée, voilà tout ! Michael s’approcha du comptoir, sans se presser, les yeux fixés sur la jeune femme immobile. Il voulait lui laisser le temps de réaliser, le temps de comprendre qu’elle venait de faire une erreur. Mais pourtant… il n’avait pas envie de la tuer.

Un peu perplexe, le démon s’arrêta et se frotta le crâne. Il venait juste de réaliser que curieusement, il se sentait plutôt bien. Elle avait tiré, certes, mais elle s’était montrée combative et courageuse, pas comme les autres humains qui, il y a peu, avaient fui lâchement. A quoi lui servirait de tuer cette fille, alors qu’il pouvait certainement bien s’amuser avec elle ? A rien, sauf à s’ennuyer ferme dans ce trou perdu en attendant que quelque chose se passe. Oh, il avait bien deux trois idées d’amusement, et d’autres choses dont il devait absolument s’occuper, mais garder cette fille en vie mettrais un peu de piment, non ? Par contre, certains risquaient de ne pas être très contents…

Le démon haussa les épaules. A quoi servait d’être un démon si c’était pour suivre des ordres supérieurs ? A pas grand-chose, il fallait se l’avouer. Au pire, il pourrait toujours dire qu’il la gardait en vie pour obtenir certaines informations, ce qui, en un sens, était vrai. Mick s’accouda donc sur le comptoir, sa tête ruisselante de sang penchée vers la petite Kimberley.


"Ecoute-moi bien ma belle, parce que j’ai horreur de me répéter. Ce qui s’est passé ici, tu vas le garder pour toi. Et tu vas pouvoir m’aider. Je veux que tu me décrives tous, je dis bien tous les étrangers qui passent ici. Leurs noms, leurs allures, là où ils habitent. Tout."

Il laissa passer un petit moment, le temps que son message s’imprime bien dans l’esprit de la courageuse demoiselle qui lui faisait face. Il finit par lui sourire, un sourire rendu effrayant par le sang qui continuait, mais plus doucement, à marquer son visage.

"T’as bien compris, tu ne vas pas mourir aujourd’hui. Mais ne t’avises pas de désobéir, car sinon, tu n’auras pas autant de chance."

Une fois son message passé, Michael se releva et fit quelques pas, avant de se raviser et de revenir vers Kimberley. Il plongea la main dans sa poche et en sortit un billet de banque, dont la somme, 100 dollars, était maculée de sang.

"Tu peux garder la monnaie. Oh, par contre, indique moi la sortie de derrière : les gens pourraient se poser des questions en me voyant sortir ainsi."

Ajouta-t-il en souriant, pas le moins du monde désolé pour la jeune fille. Elle avait tiré, maintenant, elle devait faire face aux conséquences. Oui, Michael avait conscience de se ramollir un peu, avec l’âge : avant, il n’aurait pas hésité à la tuer, mais maintenant… il voulait avant tout sentir le risque, se mettre en danger pour ensuite s’en sortir triomphalement. Car il savait qu’il s’en sortirait, qu’il était meilleurs que tous ces humains qui se lançaient à ses trousses. Orgueil, quand tu nous tiens…
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Kimberley Cook

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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Mer 30 Mai - 16:16

Alors que Mick gisait à terre, une quantité de sang extraordinaire se répendait petit à petit sur le sol du Up's. Pendant quelques secondes qui parurent une éternité, seule cette masse sombre fut en mouvement, envahissant le carrelage clair du pub. Kimberley restait figée, comme assourdie par le silence, paralysée par la vue du liquide écarlate qui s'écoulait du crâne de sa victime.
Elle venait du tuer un homme...

Un grognement peu rassurant fit soudain sursauter la gérante. Le cadavre se mit alors à bouger dans la marre de sang et se redressa. Essuyant le flot qui s'était écoulé sur son visage, Mick adressa un regard assassin à Kimberley. Assassin à proprement parler, la jeune femme cru mourrir de terreur face à ces deux lames vertes ensanglantées. Une vision de cauchemar s'offrit à elle. L'homme qui venait de recevoir la balle de son arme en pleine tête se releva calmement, et, ses vêtements maculés de son propre sang, s'avanca inexorablement vers elle.
Soudain, à son grand étonnement, Kimberley n'eut plus peur. Cette chose devant elle n'était pas humaine. Kim ne pouvait rien faire contre elle, elle avait commis une erreur qui allait sans aucun doute lui coûter la vie; et elle ne pouvait rien y faire. Se voyant déjà morte, Kimberley se contenta de l'accepter.

La scène s'était de nouveau figée, sur un autre décor. Le monstre avait quitté sa marre de sang et se tenait devant le comptoir, un regard malveillant sur la petite gérante, droite et digne, qui avait lâché son arme à terre, étrangement calme, son regard éteint soutenant fermement celui du démon.

"Ecoute-moi bien ma belle, parce que j’ai horreur de me répéter. Ce qui s’est passé ici, tu vas le garder pour toi. Et tu vas pouvoir m’aider. Je veux que tu me décrives tous, je dis bien tous les étrangers qui passent ici. Leurs noms, leurs allures, là où ils habitent. Tout."

Kimberley scilla. Ses yeux ténébreux étincellèrent, les traits de son visage se tirèrent impersceptiblement... Du chantage? Très bien, ça lui ferait gagner du temps. Il suffirait qu'elle apelle la police, ce qu'elle aurait dû faire depuis le début, et...
Mais si une balle dans le crâne ne pouvait pas arrêter cette chose, comment la police le pourrait?


"T’as bien compris, tu ne vas pas mourir aujourd’hui. Mais ne t’avises pas de désobéir, car sinon, tu n’auras pas autant de chance." dit-il en souriant, telle une hyène montrant ses dents, encore souillé du sang d'une charogne...

L'information mis plusieurs secondes à pénétrer son cerveau ankylosé. Son coeur semblait lentement se remettre à battre. Elle n'allait pas mourrir auhourd'hui. Pourtant le sentiment macabre qui avait envahit l'âme de la jeune femme ne la quitta pas. Elle s'était mise à penser à son père...


*On meurt tous un jour ou l'autre de toute façon...*

"Tu peux garder la monnaie." dit soudain le démon en posant un billet de cent dollars sur le comptoir. Un billet imbibé de sang...

" Oh, par contre, indique moi la sortie de derrière : les gens pourraient se poser des questions en me voyant sortir ainsi."

Kimberley sentait toujours son corps aussi froid, comme vidé de son sang. La mort n'était pas encore loin, mais ses yeux affichaient une farouche résolution, contrastant avec son visage plus blanc qu'un cadavre. Lentement, son bras droit se tendit à la perpendiculaire de son corps, montrant du doigt une porte à l'autre bout du comptoir...

_Au fond de la remise...


La voix de la jeune femme était enrouée et faible, autant que ses yeux vifs et rivés sur lui...
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Michael Myers

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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Jeu 31 Mai - 1:00

Peur, terreur, incompréhension, et enfin acceptation… bizarrement, ces quelques mots semblaient être le point commun des victime de Michael, un leitmotiv inconscient qu’il pouvait lire dans leurs yeux. C’était toujours la même chose, toujours : et c’était ça qu’il adorait. Il adorait les voir passer d’une étape à une autre, d’un état à un autre pour finalement passer à celui qu’il préférait entre tous : l’acceptation, la résignation. Ils allaient mourir, quitter ce monde pour… pour quoi, au juste ? Un monde meilleur ?

Cela faisait ricaner le démon, cette ridicule hypothèse qu’il existait un endroit où tous les humains seraient en paix, loin des méchants qui pouvaient leur faire du mal… la vie, et même la mort, n’est pas ainsi. Le Mal règne, et lui seul possède la clé de la mort. Enfin, personne n’avait dit que les humains étaient intelligents, alors autant les laisser croire à un petit paradis.

Kimberley venait de passer au dernier état : il le savait, il le voyait dans ses yeux. Michael pouvait presque mettre des mots sur les pensées qui tourbillonnaient dans le crâne de la jeune demoiselle qui lui faisait face, ses yeux rivés aux siens. Elle savait qu’il n’était pas comme elle, et que rien au monde ne pourrait empêcher ce qui allait arriver. Elle allait mourir, et voilà tout. Mais Mick ne l’avait pas décidé ainsi, et il le lui dit. Et là, que pouvait-il lire dans ses yeux ? Soulagement, espoir ? Il ne savait pas, et n’en avait rien à faire en vérité. Elle allait lui servir d’informateur, qu’elle le veuille ou non.

Car le démon n’était pas stupide : il avait étudié la nature humaine, et savait que la jeune gérante ne se plierait pas à ses caprices juste parce qu’il l’avait menacé. Non… il devrait lui montrer qu’elle n’avait pas le choix, qu’il était là, qu’il la surveillait… Enfin, qu’il la surveillerait, parce que là, malgré ses airs bravaches, il avait un sacré mal de crâne. La faute de la carrure fragile des humains, sans doute, et avec le temps, cela devait se transmettre à lui. Michael, s’il savait ce qu’était une gueule de bois, en aurait probablement reconnu les symptômes, mais là, il ne savait pas ce qui lui arrivait. Trop fier pour mettre ça sur le compte du courage qu’avait eu la jeune femme de lui tirer en pleine tête, il faisait comme si de rien n’était, sans s’avouer qu’il n’avait qu’une envie, fermer les yeux et dormir… dormir pendant le reste de la journée.

La jeune Kimberley avait retrouvé son air combatif, il le voyait. Un moment, le démon se demanda s’il ne ferait pas mieux d’insister sur le poids de ses paroles, en cassant un peu de mobilier, par exemple. Mais avec la quantité de sang qu’elle devrait nettoyer, il estimait qu’elle devait avoir compris. Au pire, si ce n’était pas le cas, il reviendrait demain…

Titubant légèrement, il renonça finalement à rester, et battit en retraite vers la remise ? C’est ça qu’elle avait dit ? Oula, s’il avait du mal à ses concentrer, ça devenait sérieux. Il s’avança un peu, et se retourna à nouveau. Décidément, il n’avait pas envie de la lâcher, sa jolie serveuse.


"Tu sais quoi ma jolie ? Je ne sais même pas ton nom."

La fixant d’un sourire charmeur, Michael sentit son mal de tête se résorber petit à petit, tandis que le sang ne coulait presque plus. L’avantage d’être un démon, c’est qu’on ne restait pas blessé bien longtemps. Fixant la jeune femme déterminée, il lui sourit à nouveau.
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Kimberley Cook

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MessageSujet: Re: On s'habitue à tout (libre)   Sam 2 Juin - 21:18

Son bras était redescendu le long de son corps, Kimberley sentait ses yeux brûler à force de fixer les flammes vertes du démon. Mais elle refusait de sciller. Autant qu'elle le pourrait, elle garderait son honneur. Mick semblait se rire d'un tel sens de la dignité, il se moquait d'elle, elle le lisait dans ses yeux. Mais il y avait une étincelle de plus, plus luisante, plus brillante. Une lumière calculatrice.
Finalement, il se détourna et marcha vers la remise... Il perdit un moment son équilibre, cependnant. Dans son dos, Kimberley ne put retenir un sourire en coin: au moins si elle ne pouvait pas le tuer pouvait-elle l'affaiblir... Elle cammoufla subitement son sourire vaincuer lorsqu'il se retourna. Le démon n'avait pas l'air de vouloir partir. Elle avait crié victoire trop tôt...


"Tu sais quoi ma jolie ? Je ne sais même pas ton nom."

_Katrin Hawkins.

Le faux nom avait franchit ses lèvres avant même qu'elle ne s'en rende compte, mais elle ne chercha pas à se rattraper et teint son rôle à la perfection. Finalement c'était très bien. Donner son véritable nom n'était pas très intelligent, mais refuser de le lui donner l'était encore moins. Compromis? Lui donner un faux nom. Même s'il ne tarderais pas à découvrir le mensonge, ça lui donnerait du temps. Du temps pour quoi?
Pour se renseigner. Faire des recherches. Préparer sa défense. Etait-ce seulement possible contre une telle chose?
Qu'est-ce qu'il était vraiment?
Que voulait-il vraiment? Pourquoi vouloir des informations sur tout les étrangers? Fuyait-il quelqu'un? Etait-il finalement dans une certaine position e faiblesse?


*Du calme! du calme Kim! Tu n'est pas encore tirée d'affaire...*

[hj: désolée, panne d'inspiration...)
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